18 novembre 2006

L'amoureux

C'est toujours ainsi quand il sonne.
J'ai l'impression d'avoir passé ma journée dans l'espace.
Assis l'un contre l'autre sur un rocher lunaire, habillés de petits vêtements argentés et dodus, rigolant d'un rien, la bouche pleine de biscottes beurées.
Je ne sais même pas l'heure qu'il était quand il est venu.
J'était un peu triste et surtout très fatiguée.
La soirée avait été encore une fois déprimante et assomante d'ennui.
Rentrée beaucoup trop tard pour si peu, je suis allée me coucher l'esprit vraiment très noir.

De plus en plus, je m'imagine faire mon petit sac pour aller chercher mon amoureux en Islande.
Je décris mentalement la lumière, le vent et le soleil, la nourriture, les couleurs, les yeux des gens, la maison que nous aurons construit dans les bois, la forme du nez de mon bébé, ses cheveux et sa bouche, mon ventre rond du second, l'odeur de mon chéri, sa peau blanche et douce, les prénoms de mes chihuahuas, la cabane de ma famille chat...
Ces détails sont importants pour moi quand tout me donne envie de crier et pleurer.
Je marche seule dans la rue et je souris, répertoriant tout ces petits éléments d'une vie que je vais me fabriquer quand j'aurais acquis mon indépendance.
Cette existance, je la chérie car elle est simplissime, reposante et belle à en pleurer.

Donc je dormais profondément pour oublier que là où je me trouve pour l'instant est à crever de désespoir.
Je n'étais pas si mal, et l'interphone.
Aucune idée de l'heure.
Petit "c'est moi" à l'autre bout.
Un amoureux penseur et silencieux.
Dodo tout de suite.
Sexe délicieux.
Sommeil dans ses bras, merveilleux.
Il grossit à vu d'oeil mais il est à croquer.
Je me sens de plus en plus petite et protègée au creux de son coeur.
Debout 14h, internet et rap pendant deux heures.
Sourires en coin et regards malicieux.
Sexe de nouveau puis au revoir.
Bisous sur la joue, c'est mon frère.

J'ai besoin de lui. Il m'échappe du monde à pleurer.
Il me pose sur ses épaules larges pour une journée folle.
C'est mon amoureux, mon être à cajoler.
Je me sens drôlement bien après ses visites.
Mes yeux brillent toujours autant quand je le regarde.
Il me fait toujours autant rire.
Son odeur est toujours à tomber par terre.
Il est mon amoureux précieux.
Il est venu et me revoilà neuve, réparée, les larmes séchées et le menton remonté.

Bonne nuit, je suis épuisée épuisée mais c'est super chouette.
Bisous bisous,
Luxy

15 novembre 2006

La bete de foire


Le ganglion d'amour est plus étrange que jamais.
Ce matin vers 8h, il avait l'air sur le déclin.
Je me suis dit que j'aurais peut-être la chance de ne rien avoir à subir.
Mais en me réveillant pour de bon à 11h30, il avait repris du poil de la bête.
Même s'il me parait moins gros, il reste vraiment très dur comme un caillou.
Il semble se plaire au creux de mon cou.
Serais-je triste quand il ne sera plus là?
Si on m'opère, j'espère avoir une grosse cicatrice.
C'est la classe.

Je me réveille toujours en 2 temps le matin.
Une fois vers 7 ou 8 heures, je vais allumer mon ordinateur, faire pissou ou boire un coup puis je me recouche jusqu'à 11h ou midi. Si je suis très fatiguée et que tout va bien, je me rendors illico mais si je suis chamboulée, comme souvent, je somnole sans réellement dormir.
Au final, je suis épuisée épuisée et en tenant ce rythme pendant 3 ou 4 jours je rattrape mon gros retard de sommeil en faisant une nuit de 15 heures quand je n'arrive même plus à garder les yeux ouverts à 19h30.
Je suis une sorte de petit écureuil qui pense à dormir jour et nuit.
Des fois, je marche dans la rue et j'imagine le moment où je vais pouvoir mettre mon pyjama, laver mes dentines, éteindre tout l'appartement et me coucher dans mon grand lit. C'est un pur instant.

Pour le boulot, je pense que c'est le bon.
Après avoir donné mon cv, j'avais un grand sourire sur le visage mais au fil de la journée, çà me paraissait de plus en plus évident.
Je me suis couchée et je n'y pensais même pas. C'est mon boulot, point final.

Par contre, je me suis endormie plus terrorisée que jamais de ne pas revoir l'amoureux.
Je sais qu'il me manque.
Le sexe bien sûr, mais aussi sa présence, son odeur, sa folie.
J'ai très très peur.
Je ne suis pas quelqu'un qui aime avec modernité, je suis passionnée et je m'attache à l'extrème.
Alors je me fiche pas mal de vos jugements.
Je suis encore une enfant et le monde des grands ne m'intéresse pas.
Je paye mes factures, c'est déjà beaucoup trop.
Laisser moi fabriquer mon amour comme je l'entends.

Merci

Si je lis mes précédents postes, je me trouve vraiment très énervée.
Mais c'est un fait.
Je me sens jugée et mal considérée à tout bout de champ.
Je me demande quand est-ce que je vais bien avoir une crédibilité aux yeux du monde.
Alors je suis en colère et je l'écris sur ce blog.
Il me ressemble, c'est mon espace, et si je vous gène n'y mettez plus les pieds.
Ma boule de colère et moi, on se suffit amplement.
On se respecte et c'est drôlement agréable.

Au revoir

14 novembre 2006

Dying


C'est l'amour magique, celui dont je rêve débilement depuis mes 15 ans.

Bon, je crois que je peux l'affirmer même si le doute est aussi encombrant que mon ganglion d'amour, j'ai un boulot!!!
Je sais. Je vous ai tous bien déçus pour ce qui est de l'assos.
Et oui, après ma fulgurante inscription, je n'ai plus jamais eu de nouvelles de leur part.
Pour être franche, je n'ai rappellé non plus.
Mais je calculais mon coup.
S'ils ne me rappellaient pas, c'est qu'ils n'avaient rien à me dire, logique non?
Donc voilà. Le plan boulot était au point mort.
Fidèle à moi, je ne m'énervais pas pour en trouver un même si l'appât du gain est une belle réalité en moi. Je dois avouer avoir engagé des démarches pour du téléphone rose l'année dernière.
Je crois que c'était pour faire chier tout le monde.
Mes parents m'ont tout de suite stoppé. Grâce à eux.
Un jour, j'ai eu la bonne idée d'entendre une fille de ma classe dire à copine Jessica qu'elle partait bosser. J'ai encore eu la super idée de demander ce qu'elle faisait comme boulot.
Elle me répond qu'elle garde des enfants.
Sans aucune arrière-pensée, j'étais à des lustres de penser qu'elle me dirait un truc pareil, je lui parle de mon échec de baby-sitting.
Elle me dit que justement elle bosse en doublon avec une copine à elle des Beaux-Arts qui doit partir en Erasmus en janvier et qu'elle cherche quelqu'un pour la remplacer.
Je lui dit mon grand intéret pour la nouvelle, je prends tous les renseignements nécessaires et aujourd'hui je suis allée porter ma lettre de motivation.
Me voilà engagée.
Apparemment la gentille fille de ma classe (oserais-je l'appeller copine?) n'avait pas prévenue d'autres remplacentes potentielles.
Je m'attendais à voir une pile de 15 cv mais non, j'étais la première.
Je rencontre les filles à garder dans 2 semaines et en avant la purée.


Ce soir, je me suis préparée une assiette de reine.
Le truc dans les règles, boudin, pommes confites et petite purée.
Je m'installe pour manger à l'instant, je sais qu'il est 10h mais j'ai pris le temps de faire la vaisselle, j'ai papillonné dans l'appartement, ultra heureuse pour le boulot et la vie en générale.
J'ai mal à la tête.
Je commence à désespérer sérieusement pour les garçons.
L'idée d'être prise dans des bras me donne envie de pleurer.
J'ai mal partout, la douleur est réelle, je suis au bord de l'évanouissement par instant.
Mon interphone me paraît surréaliste, je ne sais même plus à quoi il sert.
Je n'attends rien dans mon lit.
Chaque soir plus épuisée, je m'endors profondément mais avec agitation.
Je ne sais même plus à quand remonte ma dernière fellation mais je pourrais sacrifier un de mes reins pour tenir une bite dans ma main.


Je vais me lever doucement, mettre mon pyjama d'adolescente frustrée, déambuler dans mon petit hall d'entrée, les mains sous le menton me demandant si la corde c'est mieux que le cutter, fermer le gaz, les verroux de ma solide porte, les volets rouillés, éteindre chaque pièce, me laver les dents, me regarder avec pitié pendant 5 minutes dans le miroir puis me diriger lourdement vers mon lit, refermer la porte de la chambre pour y faire le noir complet, mettre mon réveil à midi en planifiant avec délice une matinée de sèche, me coucher, arranger toutes mes petites couvertures, poser ma tête sur les coussins ronds, me faire un nid de moineau dodu, m'y blottir joyeusement, fermer les petits yeux, me dire que je suis tellement bien ainsi mais penser immédiatement à tous ces garçons qui pourraient me prendre dans leur bras, avoir envie de pleurer mais se dire que çà suffit les conneries, finir par penser que tout le monde me prend pour une petite débile qui ne comprend rien à rien, en être énervée au point de taper un grand coup dans le mur, sourire de cette grosse bêtise puis fermer les petits yeux pour de bon, prier pour que l'amoureux sonne, respirer lentement, se voir envelopper de noir et se laisser tomber dans les rêves étranges.

Je ne vous parle pas du lendemain, c'est beaucoup moins joli.
Bonne nuit chers amis,

LuxyOne

13 novembre 2006

Tonight make it magnificent

Je mange une pizza Liddle, elle est sucrée.
J'écris ma lettre de motivation, je la sens bien.
Je tâte mon ganglion, il est drôlement dur.
J'écoute Belle et Sebastien, ma tête fait des tout petits ronds.
Je me dis que faire l'amour ce soir çà serait super chouette, je souris joliment.
Je pense à toutes ces affiches à faire, je suis heureuse.
J'ai envie de sirop de citron, je me lève et j'en prépare une grande carafe.
Je finis mon repas par un bol de compote avec des cookies, je m'installe douillettement dans mon fauteuil.
Je porte mon pyjama trois fois trop grand, je suis légére.
J'imagine mon lit, je m'y vois dormir comme une bébé rose.
Je suis seule, je vous emmerde.

"Je ne m'attendais à rien mais je suis quand meme déçu" Dewey honey

Mon dieu.
Cela prend des proportions assez monstrueuses...
Maintenant, ils pensent m'opérer.
L'échographie atteste effectivement d'un gros ganglion et d'un autre plus petit derrière, anormal également.
Apparemment un ganglion ne dégrossit pas seul.
En tous cas, le docteur veut savoir de quoi il est constitué.
J'ai rdv chez un chirurgien jeudi.
Il y a 2 possibilités.
Une biopsie ou une opération pour l'enlever.
Misère.
Cà serait ma première opération.
Ce week-end, je n'ai rien dit à mes parents.
Il y a des tensions je dois avouer.
Ils n'ont rien remarquer et je n'ai pas évoqué le sujet.
Je ne vais pas mourir.
Et que me diraient t-ils? "Ah oui..."
Si je dois me faire opérer, je téléphonerai peut-être...
Voilà.
Je cours depuis ce matin.
Je mange un bout et j'écris une lettre de motivation pour un poste de baby-sitting.
Je ne pense rien.
À chaque fois je me fais des tonnes d'espoir mais rien ne prend.
Je vais mieux.
C'était un petit passage à vide.
J'ai envie de créer, les idées fusent et techniquement çà suit, c'est chouette.
Je me sens toujours un peu seule mais je recommence à accepter.
Les garçons dans ma vie c'est comme le ganglion.
Tout va bien, rien ne se passe, je n'ai personne et je suis en pleine forme.
Puis un jour çà surgit.
Je trouve ma situation injuste, j'ai mal, je pleure, le ganglion grossit grossit et çà gène.
On décide de l'enlever et tout ira mieux, du moins aussi bien qu'avant.
Je suis seule, tout le monde trouve çà normal et moi en premier.
Par peur de tomber sur des pauvres mecs, je ne fais rien et j'en suis fière.
Me jetter sur le premier qui passe mon dieu...
J'ai quand même un peu d'amour propre.
J'en ai marre de passer pour la désespérée du coin.
Je marche la tête haute et çà arrivera tout seul.
Si je suis triste c'est seule chez moi vers minuit, pas plus.
Je n'ai plus la force de tomber sur du glauque et du destructeur.
Je ne veux pas d'amoureux à mi-temps, je veux un régulier.
Je veux un homme courageux, grand et fort.
Un chouette mec qui me regarderait comme une merveille en chocolat.
Un chose est sûre, si IL existe il sera le garçon le plus heureux du monde.
J'arrète là sinon je vais vous infliger une vieille parodie de Demoiselle de Diam's mais vous voyez où je veux en venir.

Donc, en bonne petite lâche, j'attends mon tour.
Si vous me trouvez minable, je m'en balance pas mal.
Bonne après-midi,
Luxy.

Les photos de ganglions étant vraiment trop laides, je n'en mets pas.
Merci qui?

12 novembre 2006

TRBL Party dans mon lit


Il est tard.
Je me dis que l'amoureux ne sonnera plus jamais.
Jamais.
J'ai envie de faire l'amour.
Sonne.

Il me faut prier.
Une belle et longue prière.
Pourtant je sens ce sentiment étrange en moi.
Cà se rapproche.
Bizarrement, c'est lié à la peur de ne plus le revoir.
Mais l'idée qu'il reviendra est aussi là.

Il va venir.
Oui c'est désormais clair.
Désolée pour ce poste d'une grande inutilité mais j'avais besoin de l'écrire.
Bonne nuit.
Luxy
Misère de boule.
Demain l'échographie.
Je sèche l'école, je suis épuisée.
Petit week-end, idées changées.
Bisous
Lux