09 septembre 2006

Ce soir c'était du riz gluant dans une tasse parce que j'adore. Plus raisin à volonté. Le portable à bippé, je pense que c'est pour me dire que l'amoureux n'a pas eu mon message d'adieu ou bien une réponse de Jess d'un message marrant que j'ai envoyé en fin d'aprem pour cause d'ennui profond... Ou bien dernière option Orange qui me donne de ses nouvelles, il est bien le seul à le faire. Le problème est que je ne trouve pas le portable c'est pour cette raison que je vous fait la liste des éventuels messages que j'ai pu avoir au fin fond de mon appartement. Il n'est pas grand mais pourtant y trouver mon portable s'avère parfois aventureux. Ce soir j'ai mal au ventre mais pas à cause du riz. J'écris n'importe quoi n'importe comment. Je suis allée aux toilettes et comme toujours quand je suis seule je laisse la porte grande ouverte parce que j'adore. Et quand la porte est ouverte je vois l'interphone, je l'ai fixé et je me suis demandé s'il sonnerait encore une fois, à 3h du matin, pourquoi pas cette nuit par exemple? Depuis cet après-mide j'hésite. Mon coeur est tout retourné, je sens quelque chose mais je le sens mal. J'entends parfois le bruit de l'interphone mais çà s'arrète brusquement. Pourtant cet instinct s'est avéré vrai à plusieurs reprises, je le sais quand je me couche et que je dis sans que je le vois venir "çà va sonné" et çà sonne, tard, c'est lui. Là je ne sais pas, je me sens proche de cet état étrange où çà à marché.
Voilà c'est arrivé, il est venu me parler sur msn. Il est chez elle. Je le sentais venir, il ne viendra pas sonné mais m'insulté sur internet, mon coeur s'arrète. Une cigarette et vite! L'échange fut court, il ne veut pas parler car "çà le soule"
Quand je suis chez mes parents je me sens protégée de ce genre d'accident mais là, seule à Saint-Etienne je meurs.
LAYOUNG-caisse d'allocations familiales
yoooooooo
23:17
Quit smoking, keep fucking
ouuaich yanebo!!!
23:18
LAYOUNG-caisse d'allocations familiales
were are you
23:19
Quit smoking, keep fucking
26, rue henri gonnard sur mon fauteil tout neuf en tran de clopé
23:20
LAYOUNG-caisse d'allocations familiales
ahb c cool
23:20
Quit smoking, keep fucking
tu la di
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LAYOUNG-caisse d'allocations familiales
allez sal
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» ut
23:21
» camsoul de parlerrrrrrrrr
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Quit smoking, keep fucking
ok
23:22
» moi jparle pas
23:23
LAYOUNG-caisse d'allocations familiales
a plus
23:23
Quit smoking, keep fucking
a+
voilà, c'est beau. Chose positive, il a demandé où j'étais, peut-être sonnera t'il un soir... Si je suis encore là. Mais pourquoi je tremble autant?! C'est atroce.
Je suis tellement mal que je rend l'antenne. Désolée pour ce n'importe quoi. Bonne nuit, Lu.

Aujourd'hui j'aurais tout le temps de faire ma liste de liens. Je suis bloquée chez moi, mais c'est pour une chouette raison! Hier je suis allée à Emmaüs pour me trouver un fauteuil et j'en ai trouvé un bien beau, très gros et large, en faux cuir blanc. J'admets que çà n'est pas un très bel objet mais il est drôlement confortable et je compte bien me prélassé dedans pas mal de temps. Là-bas on trouve de tout, tout à l'air en bon état, un peu vieux ou moche mais on s'en fout pas mal. Cà aide des gens, c'est le bordel complet, çà crie, y'a plein de monde de tous horizons et c'est vraiment bien. C'est un amas de merveilles, la preuve j'ai trouvé un sac à dos Batman, posé négligemment au dessus d'un carton. Il était tout mal fichu mais je l'aimais déjà de tout mon coeur, en me promenant dans les allées de vètements, chaussures et cartons je le serrais fort de peur qu'on me le vole. J'ai été encore plus heureuse quand la dame de la caisse m'a annoncé 80 centimes pour cette chose d'une valeur inestimable. Voilà aujourd'hui je fais l'apologie d'Emmaüs, j'attend mon fauteuil en faux cuir blanc, ils m'ont dit "Samedi après-midi!". Bon, très bien! En prime une photo de mon sac Batman, Jess va en pleurer mais héhé c'est la vie! Et ce soir mon magnifique fauteuil dans ma chambre! Je vous mets le lien d'Emmaüs, y'en a toujours un près de chez soi.

Ce soir je m'aime alors voilà une photo de moi. J'essais désespérément d'en savoir plus sur le départ de l'amoureux mais c'est dur. Je n'ai plus aucun espoir sur le fait que je le reverrais une dernière fois. Je le croiserais sûrment, çà je n'en doute pas mais je sais que je ne l'aurais plus chez moi. Réveil brutal mais toujours attendu dans mon sommeil, constente alerte, l'interphone très fort, sournois, affreux, sa voix, lègérement alcoolisée mais pas tout le temps, "c'est moi" géné mais pas trop, la porte, les pas vifs dans l'escalier, son corps avant tout, puis sa tête qui sourit à chaque fois, un contact très léger, maladroit, de ma part, son odeur dans toute la pièce, mon sommeil très visible, ces chaussures au sol, toujours, des pas, des regards, la cuisine, une cigarette chacun, petite discution d'une endormie et d'un perdu, je suis la plus chouette des filles, il semble presque le croire, des sourires beaucoup, le lit, ses vêtements partout dans la chambre, sa place, toujours la même, contre le mur, une éternité à attendre le premier geste, toujours par lui, j'espère, j'espère, j'espère, sa main sur mon ventre, des gloussements, on s'emboîte brutalement, çà fait mal mais j'aime par lui. Les baisers, son odeur, me réveiller en lui. Le voir se rhabiller, déjà prête, assise sur le lit, lui mettre ses chaussettes, moment mignon, habitude, le voir un peu souffrir, se regarder dans le miroir et n'y voir rien, être derrière lui, le voir hésité à rester, s'assurer de ne rien oublier, lui ouvrir la porte, toujours descendre avec lui, prétendre devoir sortir mais mentir parfois pour être le plus longtemps avec l'amoureux, faire la détachée mais crevé de le laisser aller sans même un baiser, entendre toujours, toujours, toujours le "c'était la dernière fois", partir loin blessée comme un animal, ne pas pleuré mais parler longtemps à l'amie, sans même lui avouer qu'il a accomplie la nuit même son massacre du mois en moi. Avoir mal de ne pouvoir le garder, l'aimer encore plus chaque fois, ne garder que la douceur, les jolis sourires du soir, les baisers longs de l'adoré. L'aimer et ne pas vouloir arréter, comme l'enfant.
Je n'aurais plus jamais çà. La dernière fois était la bonne et je ne le savais pas. C'était une belle belle fois. Mais il a tout gaché. Il voulait s'assurer que je prendrais toujours soin de lui en ravivant le malheur entre nous deux, en m'insultant comme un bébé. Maintenant je n'aurais comme souvenir qu'un lot d'insultes sur Internet alors que la chose dont il devrait toujours être sûr c'est que sa place contre le mur est toujours pour lui. Bonne nuit, Lu.
J'étais franchement heureuse, j'avais trouvé comment mettre des petits liens que j'aime dans ce putain de blog, mais je suis une éternelle indécise et j'ai trouvé intéressant de changer d'apparence, donc tous mes efforts monstrueux pour vous faire découvrir mes goûts se sont envolés en fumée... Car oui quand on change l'apparence de son blog, c'est le ménage de printemps. Et je ne suis même pas sûre d'aimer la nouvelle couleur. Je m'en fiche, j'ai trop souffert pour déclarer forfait si vite. Je referais ma longue liste de liens, rien que pour vous, et je me résignerais dignement.

06 septembre 2006


La photo n'a pas marché, je retente ma chance...
06/09/2006
Voilà où j'en suis. Je ne suis pas une bonne personne, pas une bonne personne.
Je n'ai pas mis les pieds ici depuis des lustres et je dois l'avouer je me porte drôlement bien...
J'ai lu pas mal de blogs pendant ces vacances où je n'avais il faut bien le dire rien d'autre à faire de particulier...
Quoi qu'il en soit vous me direz j'aurais pu écrire dans le mien au lien d'aller fuiner chez les autres.
C'est bien vrai mais je doutais voyez-vous. J'avais besoin d'être rassurée sur le fait qu'on peut raconter sa pauvre vie dans un blog et le faire bien, sous-entendu avec passion, émotion et drôlerie.
C'est bien méchant de ma part d'avoir pu pensé çà mais je voulais être sûre que raconter ma vie ne vous ennuirais pas trop. Parce qu'au fond vous l'aurez remarquer je m'efforçais de vous montrer mon boulot sans trop m'impliquer... Mais j'aurais tout le temps de montrer mon boulot quand j'aurais fait mon site (patience), alors c'est décidé dans ce blog je raconterais ma vie en essayant d'être la plus régulière possible.
Je dois dire qu'à minuit 22 une chose me tarabuste (j'aime ce mot) je veux baiser.
Une deuxième chose liée me tarabuste depuis une semaine.
Il va partir.
Tout le monde le sait pour moi, c'est une bonne chose mais j'en suis dévastée intérieurement.
Je ne le dirais que là, surment jamais plus à haute voix car j'en ai trop honte. Je l'aime de toutes mes forces depuis bientôt 2 ans, toujours aussi fortement après tout le mal, malheureusement et mystérieusement je n'ai jamais cessé. Et Il s'en va.
Dans 2 mois je serais aussi légère qu'une plume mais là cette nuit çà brûle méchamment.
Voilà la honte, je voudrais le revoir une dernière fois, et le pire de tout, j'espère qu'il y pensera de son coté.
Il aura été un grand amour, surment le premier à cette échelle en moi, un trésor trouvé perdu, l'exemple parfait d'un garçon chéri, tout cassé, follement étrange, malheureux et méchant, beau à en crever dans mes yeux, détesté et malade.
Les yeux sont un peu douloureux mais je souris bizaremment.
J'ai mal mais pour très peu de temps, on s'en sortira sans trop de fracas, c'est une première pour moi. Le grand amour s'en va mais on reste debout, presque droite. L'année dernière j'aurais été en boule, à terre, lamentable.
J'ai grandi ces temps-ci, j'ai une force. Pas seulement l'âge (20 ans en août) mais l'âme est plus libre, je le sais.
Voilà.
J'aime assez la photo, c'est une vraie de vraie, made in Russia, avec l'étoile dorée, le marteau et la fausille, on plaisante pas.
J'ai d'ailleurs appris que le polonais n'aime pas le russe et vice-versa, Il m'a gentiment insulté en voyant la photo. Sourions-en.
Bonne nuit,
Lu.