03 décembre 2006

Bonnasse

Je vais y aller.
J'en meure d'envie.
Il est connecté.
Il ne m'a donc pas zappé.
Je refuse de le laisser venir.
Cà signifie tant pour moi de PARTIR.
C'est une aventure.
Déjà je ne fais pas partie de ces féministes combattantes qui crie au respect pour un oui, pour un non.
Je sais très bien de quoi est faite "notre relation".
Il n'est pas plus et je ne suis pas moins.
C'est trop facile.
Je vais faire 6 heures de train pour 2 jours de baise.
Ne croyez pas qu'il m'a manipulé ou quelque chose dans l'esprit.
Je le supplie depuis tellement de temps de m'accepter dans son lit.
C'est un soulagement.
S'il en a envie, j'en ai doublement envie.
Je ne peux pas me donner à tout le monde.
J'avous être difficile mais j'assume.
J'avous aussi pouvoir payer 50 euro de train pour aller voir un garçon que j'adore.
Ma vie sexuelle est si triste et vide, je n'ai pas la force de faire la fine bouche sur les codes hommes/femmes.
D'ailleurs je tiens à préciser que je ne les connais pas ces codes.
Je suis une soumise légère, les hommes me rendent folle et je savoure, un sourire en coin.
Je l'ai déjà dit, je n'aime pas modernement.
Un beau garçon qui me dit "viens", j'en pleure de joie.
Il a toujours été distant et froid sur internet mais c'est tellement bon et excitant.
Je ne connais son visage que sur écran, sa voix m'est totalement étrangère, je ne sais pas comment il marche ou bouge.
C'est un inconnu que je désire follement.
C'est irrationnel et puéril mais je veux le faire pour me dépasser, agir sur ma vie monotone, la secouer à pleine main et la choquer.
Cà ne prendra que tout son sens si je m'enfuis, MOI.
Et puis c'est pendant les vacances, je ne pars jamais en vacances, c'est normal de changer d'air.
Alors non, s'il-vous-plait, ne limitez pas seulement çà à une question de respect de la femme ou je ne sais quoi qui m'échappe.
C'est hors de propos.
Je suis célibataire depuis trop longtemps alors faites semblant d'être content pour moi même si çà vous gène.
Personnellement, rien ne me gène dans l'histoire du moment que je suis tout à fait consciente de ce je fais.
Bien à vous,
Lucile