11 septembre 2006

Peau neuve


Debout midi, couchée aucune idée, beaucoup trop attendu, pour strictement rien. Je me sens terriblement conne et nulle. J'arrète, j'abandonne tout, c'est fichu.
Aujourd'hui, je vais chercher du travail. Je déteste sortir car il fait trop chaud. Je suis toute déréglée, un seul mouvement et j'ai une bouffée de chaleur, la sueur commence à perler sur mon visage déjà tout rouge, je suis à peine sortie de chez moi, j'ai dû faire 30 pas. Bizarrement, le mois de juillet, apparemment caniculaire, ne m'a pas du tout fait cet effet, je n'avais pas spécialement chaud. Quoi qu'il en soit, j'ai eu un plan pour du baby-sitting, tout à fait ce que je cherche j'irais donc voir çà de plus près.
Je ne pense pas manger. Je pense plutôt me doucher, on ne peut pas tout faire.
Je sais que ce soir je serais dans le même état qu'hier et avant-hier, bien bète, fumant clope sur clope, cette putain de boule au ventre. Il viendra peut-être me narguer de chez elle, je m'en voudrais de ne pas avoir été clair sur l'endroit où je suis.
Ce matin c'est exactement ce que je me suis dit: Tu aurais dû dire Saint-Etienne, grande colère.
Pinailler sur un détail qui ne veut sûrment rien dire, pleurnicher alors que je suis debout depuis 5 minutes, voilà la petitesse de mon cerveau.
Je passe à autre chose pour aujourd'hui. Une bonne douche, une petite promenade, ce soir est trop loin pour savoir déjà.


Ah oui, je pense sérieusement m'acheter un Tamagotshi, pour faire chier tout plein de monde et avant tout mes parents.
Quand c'était la mode, je devais avoir 10 ans, à la maison on avait 4 chats, 1 chien et un paquet de poissons rouges dans un immense aquarium.
Cà coûtait 100 francs à l'époque, je les avais bien soigneusement économisés. Malheureusement ma mère, bien cruelle, ne voulu pas en entendre parlé, elle avait cet argument béton qu'avec autant d'animaux réels à la maison, une pauvre machine minable n'avait aucun poids. Rien ne remplace les vrais poils, la vraie merde, les vrais aboiements....
Soit!
Mais sachez que maintenant il m'est formellement interdit d'avoir une petite bête poilue et merdeuse dans mon appartement. Nouvel argument béton, mon statut d'étudiante, mobile, instable et incertain m'empèchant un si gros engagement, car oui cà n'est pas n'importe quoi.
Voyez-vous je le sais très bien, un chat çà vit 18 ans sans problème. Si on m'en offre un maintenant soyez surs que 18 après il sera toujours auprès de moi, toujours aussi chouchouté et adulé.
Donc c'est mal me connaitre que de penser que je m'en ficherais pas mal d'ici 3 mois mais je peux comprendre, en faisant beaucoup d'efforts, que oui c'est pas le plus pratique et tout et tout.
Donc maintenant, ces boules de poils, ces mignons mignons que j'adore au plus haut point, ces tous petits qui me font perdre la tête, je n'en ai plus!!!!
La voilà ma revanche sur la vie, 10 ans après il était temps.
Je vais enfin pouvoir me pécho un Tamagotshi et ma mère ne pourra plus rien dire.
Je l'exiberai fièrement, pendu à mon cou et n'aurai aucun remord à interrompre une discution si mon chéri pixellisé doit faire ses besoins.
Je vous rassure je me fiche pas mal de ces objets tous ronds et inutiles, mais je vois en eux un acte de rebellion, c'est un symbole, "le symbole de mon individualité et de ma croyance en la liberté personnelle".
On devrait toujours avoir cette phrase sur soi. Et je compte bien m'en servir dès que j'aurais mon Tamagotshi autour du cou.
Je pense appeller mon animal de compagnie Pablo Esco, en mémoire du grand trafiquant de drogue mexicain.
Aucun rapport, complètement gogol mais je trouve çà classe, so shut the fuck up.
À plus les amis!