09 septembre 2006


Ce soir je m'aime alors voilà une photo de moi. J'essais désespérément d'en savoir plus sur le départ de l'amoureux mais c'est dur. Je n'ai plus aucun espoir sur le fait que je le reverrais une dernière fois. Je le croiserais sûrment, çà je n'en doute pas mais je sais que je ne l'aurais plus chez moi. Réveil brutal mais toujours attendu dans mon sommeil, constente alerte, l'interphone très fort, sournois, affreux, sa voix, lègérement alcoolisée mais pas tout le temps, "c'est moi" géné mais pas trop, la porte, les pas vifs dans l'escalier, son corps avant tout, puis sa tête qui sourit à chaque fois, un contact très léger, maladroit, de ma part, son odeur dans toute la pièce, mon sommeil très visible, ces chaussures au sol, toujours, des pas, des regards, la cuisine, une cigarette chacun, petite discution d'une endormie et d'un perdu, je suis la plus chouette des filles, il semble presque le croire, des sourires beaucoup, le lit, ses vêtements partout dans la chambre, sa place, toujours la même, contre le mur, une éternité à attendre le premier geste, toujours par lui, j'espère, j'espère, j'espère, sa main sur mon ventre, des gloussements, on s'emboîte brutalement, çà fait mal mais j'aime par lui. Les baisers, son odeur, me réveiller en lui. Le voir se rhabiller, déjà prête, assise sur le lit, lui mettre ses chaussettes, moment mignon, habitude, le voir un peu souffrir, se regarder dans le miroir et n'y voir rien, être derrière lui, le voir hésité à rester, s'assurer de ne rien oublier, lui ouvrir la porte, toujours descendre avec lui, prétendre devoir sortir mais mentir parfois pour être le plus longtemps avec l'amoureux, faire la détachée mais crevé de le laisser aller sans même un baiser, entendre toujours, toujours, toujours le "c'était la dernière fois", partir loin blessée comme un animal, ne pas pleuré mais parler longtemps à l'amie, sans même lui avouer qu'il a accomplie la nuit même son massacre du mois en moi. Avoir mal de ne pouvoir le garder, l'aimer encore plus chaque fois, ne garder que la douceur, les jolis sourires du soir, les baisers longs de l'adoré. L'aimer et ne pas vouloir arréter, comme l'enfant.
Je n'aurais plus jamais çà. La dernière fois était la bonne et je ne le savais pas. C'était une belle belle fois. Mais il a tout gaché. Il voulait s'assurer que je prendrais toujours soin de lui en ravivant le malheur entre nous deux, en m'insultant comme un bébé. Maintenant je n'aurais comme souvenir qu'un lot d'insultes sur Internet alors que la chose dont il devrait toujours être sûr c'est que sa place contre le mur est toujours pour lui. Bonne nuit, Lu.