Bonne action
Aujourd'hui j'ai accompli une bonne action.
J'aurais pu m'en passer. Au fond çà n'était pas mon problème mais nos amis les bêtes ont ce don magique sur moi de m'émouvoir dès que j'ai affaire à eux.
Qu'ils soient laids, gros ou terriblement chiants je les aime quand même.
Je suis bien trop bonne car n'ayant pas le droit d'en posséder un, je pourrais devenir aigrie et m'en moquer royalement. Et bien non!
Donc aujourd'hui une femme pour le moins bizarre rangeait tout un tas de machins dans ces nombreux sacs en plein milieu du trottoire. À ses pieds un magnifique cocker roux clair, légèrement amorphe, le regard en pâte à modeler, l'arrière train en grève, une vieille laisse pendue au cou, trainaillant minablement sur le sol.

La femme ovni s'en sort avec difficulté dans la tâche laborieuse de ranger son gros bric-à-brac dans sa besace flasque (je connais bien ce problème).
Je l'observe tranquillement, je suis arrétée face à elle et je vois le drame se profiler. Le cocker est oublié sur le trottoire.
Elle va vite la gredine mais je ne m'affole pas, j'accèlère mon rythme et la chope à l'entrée d'un bureau de tabac.
Tap-tap sur l'épaule de cette petite femme robuste aux cheveux blancs moches en brosse.
"Pardon mais c'est pas à vous le chien?"
Crise de panique, affolements, larmichettes dans les yeux de la pauvre créature.
"Haaa ma chienne!! Elle est où??"
Je n'invente rien, elle commence à courir dans la direction opposée d'où elle venait, donc d'où son chien attendait paisiblement. Je dois rajouter aussi que cette limace de cocker n'a même pas tenté de suivre sa maîtresse, il est resté au même endroit sans la moindre réaction.
Moi avec un aplomb, style je sauve des chiens tous les jours lui cris "Hey! Tout va bien, il est sur le trottoire à 50 m, là où vous l'avez laissé!".
Elle y va, voit sa bête, oh miracle toujours là, rigole comme une pauvre débile et tente de s'excuser, me bafouillant de vagues justifications pour sauver l'honneur.
Je lui lance un sourire condescendant, genre moi je ferais jamais une chose pareille ma vieille, et je m'en vais, noble et accomplie.
En réfléchissant à la morale de cette historiette je me dis que çà reste un chien, certes majestueux et beau, mais si il avait été plus vif et moins insignifiant tout cela ne serait pas arriver. C'est pas comme si elle avait oublié sa belle-mère en chaise roulante, sclérosée en plâques, incontinante et aveugle.
Je suis en droit d'espérer qu'elle, au moins, aurait crié.
Et qui me connais bien sait très bien que pour le coup je n'aurais pas levé le petit doigt.

Aujoud'hui j'ai tenté de trouver des macarons dans cette ville mais il faut croire que c'est bien trop fashion pour Saint-Etienne.
J'en voudrais un gros, le mieux serait au praliné mais pistache serait très bien aussi.
C'est fou mais même à Faverges, ville des plus sinistre mais d'où malheureusement je viens, on trouve des macarons! Annecy, Albertville, Lyon partout sauf ici.
Je n'ai bien entendu pas fais toutes les boulangeries mais aucune n'a l'air assez raffinée pour proposer des macarons.
Je continuerais ma quète demain.
Demain il faut que j'aille à l'école pour demander un papier mais je sens déjà que çà pausera problème. Enfin que veux-tu c'est ma seule solution. Oulà... Je viens de penser que je dois aller à la gare pour changer mon billet de train. Je vous laisse donc et je files.
À tout à l'heure.
J'aurais pu m'en passer. Au fond çà n'était pas mon problème mais nos amis les bêtes ont ce don magique sur moi de m'émouvoir dès que j'ai affaire à eux.
Qu'ils soient laids, gros ou terriblement chiants je les aime quand même.
Je suis bien trop bonne car n'ayant pas le droit d'en posséder un, je pourrais devenir aigrie et m'en moquer royalement. Et bien non!
Donc aujourd'hui une femme pour le moins bizarre rangeait tout un tas de machins dans ces nombreux sacs en plein milieu du trottoire. À ses pieds un magnifique cocker roux clair, légèrement amorphe, le regard en pâte à modeler, l'arrière train en grève, une vieille laisse pendue au cou, trainaillant minablement sur le sol.

La femme ovni s'en sort avec difficulté dans la tâche laborieuse de ranger son gros bric-à-brac dans sa besace flasque (je connais bien ce problème).
Je l'observe tranquillement, je suis arrétée face à elle et je vois le drame se profiler. Le cocker est oublié sur le trottoire.
Elle va vite la gredine mais je ne m'affole pas, j'accèlère mon rythme et la chope à l'entrée d'un bureau de tabac.
Tap-tap sur l'épaule de cette petite femme robuste aux cheveux blancs moches en brosse.
"Pardon mais c'est pas à vous le chien?"
Crise de panique, affolements, larmichettes dans les yeux de la pauvre créature.
"Haaa ma chienne!! Elle est où??"
Je n'invente rien, elle commence à courir dans la direction opposée d'où elle venait, donc d'où son chien attendait paisiblement. Je dois rajouter aussi que cette limace de cocker n'a même pas tenté de suivre sa maîtresse, il est resté au même endroit sans la moindre réaction.
Moi avec un aplomb, style je sauve des chiens tous les jours lui cris "Hey! Tout va bien, il est sur le trottoire à 50 m, là où vous l'avez laissé!".
Elle y va, voit sa bête, oh miracle toujours là, rigole comme une pauvre débile et tente de s'excuser, me bafouillant de vagues justifications pour sauver l'honneur.
Je lui lance un sourire condescendant, genre moi je ferais jamais une chose pareille ma vieille, et je m'en vais, noble et accomplie.
En réfléchissant à la morale de cette historiette je me dis que çà reste un chien, certes majestueux et beau, mais si il avait été plus vif et moins insignifiant tout cela ne serait pas arriver. C'est pas comme si elle avait oublié sa belle-mère en chaise roulante, sclérosée en plâques, incontinante et aveugle.
Je suis en droit d'espérer qu'elle, au moins, aurait crié.
Et qui me connais bien sait très bien que pour le coup je n'aurais pas levé le petit doigt.

Aujoud'hui j'ai tenté de trouver des macarons dans cette ville mais il faut croire que c'est bien trop fashion pour Saint-Etienne.
J'en voudrais un gros, le mieux serait au praliné mais pistache serait très bien aussi.
C'est fou mais même à Faverges, ville des plus sinistre mais d'où malheureusement je viens, on trouve des macarons! Annecy, Albertville, Lyon partout sauf ici.
Je n'ai bien entendu pas fais toutes les boulangeries mais aucune n'a l'air assez raffinée pour proposer des macarons.
Je continuerais ma quète demain.
Demain il faut que j'aille à l'école pour demander un papier mais je sens déjà que çà pausera problème. Enfin que veux-tu c'est ma seule solution. Oulà... Je viens de penser que je dois aller à la gare pour changer mon billet de train. Je vous laisse donc et je files.
À tout à l'heure.
LuxyOne

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